A coeurs ouverts #1 : réponse





Ce que j'en pense?

Moi j'en pense que parfois ça fait du bien de se cacher... A soi ou à l'autre...

Je crois que parfois, on se sent fragiles et qu'on a le droit.

Peut-être parce que l'enfance, peut-être parce que l'absence.

Peut-être parce que l'abandon ou la mort.

Peut-être parce que le destin, le sort...

Peut-être parce qu'un monde qui va trop vite, et reste en surface...

Voilà ce que je pense d'abord... Qu'être humain ce n'est jamais simple et qu'on pourrait déjà accepter ça avant de juger quoi que ce soit...

Etre humain c'est jamais simple. Point.

Et puis il y a ce que je ressens...

Mais ça c'est mon parcours, ma vie.

D'où je me tiens, je ne suis plus vraiment capable de ne pas écouter mes besoins.

Ou s'il m'arrive encore de le faire, cela ne peut durer longtemps.

Ne vois pas dans mes mots une supériorité ou un savoir plus grand car il n'en est rien.

J'ai eu comme toi ces vies où je ne me suis pas écoutée.

Peut-être en aurai-je d'autres...

J'ai eu comme toi ce corps qui m'était ennemi, ou détracteur en tout cas.

Et il l'est encore parfois...

J'ai vu le monde à mon image longtemps, calquant sur chaque être mes traits, recherchant chez l'Autre ce que je voulais voir de moi.

J'ai eu peur, beaucoup, de perdre ce que pourtant je ne possédais pas.

Et puis un jour, peut-être l'un de ces jours qui ressemble à celui d'où tu te tiens, j'ai redécouvert un instant les battements de mon coeur et ai écouté mes besoins.

Cela a pris du temps, je ne te le cacherai pas, et je poursuis aujourd'hui encore.

Mais je crois désormais, si tant est qu'on l'emplisse, en un Temps qui rend fort.

Je crois en les pas que je fais. Chaque jour comme je le peux...

Peut-être chaque jour un peu mieux...

Je ne puis te parler d'une vie sans souffrance car je n'en connais pas.

Mais je puis te parler d'un monde où le centre, c'est toi.

Non pas le centre qu'il faudrait montrer toujours, qui devrait être apprécié.

Mais un centre qui rayonne et qui à mesure qu'il grandit, s'accorde à donner.

Et lorsque tu parles de ce corps, je souris en réalisant que s'il imprime les blessures il dessine aussi les Joies.

Qu'il y a là, peut-être, un trésor...

Tant de choses qu'on ignore et que l'on cherche au dehors

Alors que tout se trouve là, entre nos doigts.


D'où je me tiens, ce n'est ni plus haut dans la savoir, ni plus près du bonheur que toi. D'où je me tiens c'est ma place, simplement.

Comme tu as la tienne.

Comme ils ont la leur...


Prends peut-être le temps d'écouter ta respiration, d'abord...

Tu ressens cet espace qu'elle occupe?


Cet espace, c'est Toi.
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© 2018 par Rose-Hélène Rousseau.Tous droits reservés

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