LA VIE, CETTE MUSIQUE

Mis à jour : févr. 17



Il y a quelques semaines, j’affichais sur la page Facebook de mon activité, la vidéo d’une cascade qui coule là-bas, quelque part en Auvergne, évoquant les stages de Sophrologie qui allaient s’y dérouler cet été…


Je ne pensais pas que le temps allait de nouveau s’accélérer. J’avais oublié, déjà, que notre vie, et notre corps dans celle-ci, a un rythme… Et que si nous y portons attention un instant, nous sommes capables de danser sur les ondes du temps.


Je sentais bien-sûr un appel profond vers là-bas. L’Amour, déjà… Voilà peut-être le meilleur guide que nous ayons…

Mais l’Amour, s’il est un ressenti, peut se vivre de mille façons. Tout près, enlacés, entremêlés, ou pour certains de plus loin, comme ces amis que nous ne revoyons qu’une fois l’année, mais qu’il nous semble ne jamais avoir quittés.

Il peut se vivre comme nous le choisissons, comme il est bon pour nous de le faire.

Ainsi certains amoureux ne ressentiront vivre leur passion qu’à distance, quand d’autres auront envie, sans cesse, du contact de leurs peaux…

Il appartient à chacun de vivre l’amour à sa façon.

Il y avait donc l’amour oui, et des choix à faire.

Ce sont toujours pour moi des moments de pause dans la musique que ces instants de décisions… Comme un silence.

Un silence qui porte en lui la suite de la chanson.


Ce furent pour moi des instants de grande émotion. Où je laissais alors résonner en mon corps les notes des mois passés.

Voilà, oui, ce qu’il se passe dans ce silence du choix, une résonance de ce que l’on a senti juste ou non, et de ce que l’on veut vraiment. Cela demande d’avoir vécu tout prés de nous-mêmes ces instants de vie, et de vouloir que ce soient ces mêmes sensations qui nous mènent…

Pour moi elles sont un guide. J’ai confiance en elles comme en la boussole qui, alors que je me sens perdue sur le chemin, mon esprit dérivant dans les méandres du raisonnable, m’indiqueraient l’horizon vers lequel j’ai décidé d’orienter ma vie.


Dans les choix, il y a ce que l’on décide de suivre, et ce que l’on doit accepter aussi de perdre un peu.

Pour moi, en outre des pertes relevant de ma vie privée et que je n’exprimerai pas ici, il y eut celles de mon activité de sophrologue…


Parce qu’être sophrologue, c’est accompagner des personnes sur leur propre chemin, entendre parfois qu’elles ont le besoin, un temps, d’une présence à leurs côtés qui leur proposera des biais par lesquels se connaître, se ressentir.

Être sophrologue, c’est aussi parfois créer des liens, avec ces personnes qui sont venues nous voir un moment, pendant un temps de leur vie, ont trouvé leur propre musique, et reviennent parfois pour un silence dans lequel elles se retrouvent

Être sophrologue, pour moi, c’est, sans se sentir responsable de l’autre, être présent.

La perte pour moi, était celle du plaisir que je prends à retrouver certaines de ces personnes…

Perte de sentir un réseau se tisser, un ensemble résonner, et devoir partir.

Impression de perte, aussi, de ce que j’avais mis deux années à construire.


Et voilà que le temps s’accélère, et qu’il me faut recréer…

Mais la vie n’est-elle pas ainsi faite, d’un mouvement perpétuel dans lequel on peut choisir d’exister ou contre lequel on peut lutter.

Je continue de choisir d’exister.


Voilà donc où je veux en venir. Mais l’information n’aurait eu aucun sens sans le cheminement qui la précède, sans les sensations et le témoignage…

Je serai là désormais, au bord de la cascade, à Saillant en Auvergne.

Je vous y accueillerai toujours dans le même plaisir, et dans l’énergie créative que donne la juste musique…

Parce qu’ici me semble se mêler mon corps au monde qui vit au dehors. Parce que mes pieds aiment à jouer dans les reflets de l’eau, mon esprit parfois déborder, mon cœur battre au diapason d’un autre.

Parce qu’ici c’est une musique qui se crée.


Et puis…

… Qui dit que tout doit toujours être au même rythme ?

… Qui dit que votre rythme doit être celui d’un autre, des autres, de la société ?

… Qui dit que vous devez ralentir ou accélérer ?

…Quelle est notre musique intérieure, finalement ? Prend-on vraiment le temps de l’écouter ? De la ressentir ? Entend-on notre corps, et la danse qu’il veut vivre ?

Trouver sa musique… Écrire sa chanson…

Voilà sûrement qui fera l’objet d’un stage de sophrologie, ici, les pieds dans l’eau ou le corps lancé vers les sommets auvergnats…


Au plaisir, réel, de vous y retrouver.


Sincèrement.


Rose

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